Un peu de douceur dans ce monde de « brutasses »

Sans trop nous dénigrer je dirais que l’univers dans lequel nous évoluons (nous, les garçons de l’épicerie) est rempli quasiment exclusivement de gros gars virils n’exprimant pas au premier abord une féminité débordante…

Fort heureusement, nous croisons de charmantes clientes, collaboratrices, productrices, restauratrices, qui, force à nous de l’avouer, nous rendent le monde meilleur, la vie plus douce et tranquille!

Merci à Sandrine,Chiara, Melvi, Brigitte, Vivi, Chacha, Delphine, Colline, Marianne, Stéphanie, Mireille, Pascale et toutes celles que j’oublie de nous supporter soutenir au quotidien!

Miam miam et glouglou de saison

carottes épicerie paysanne

Tielles Sétoises, burrata fraiche, pâtes à la spiruline, soupe de poisson de roche, tomme de brebis aveyronnaise, cidre du gard, mozza fraiche, Gruyère du Queyras, blettes rouges, miel méditéranéen, Gigondas 2009, chou fleur violet, roquette marseillaise, bleu du Queyras… si jamais des idées originales venaient à vous manquer pour le week end… sinon Monoprix vous propose également du babybel et des panzanis cuites en une minute au micro onde…

La face cachée de l’iceberg

En tant que client de l’épicerie, vous pouvez accéder à bon nombre de produits, frais et secs, que nous choisissons avec soins pour vous. Mais comment arrivent ils dans l’épicerie?…

Tous les deux jours un des garçons de l’épicerie se lève à deux heures du matin et s’en va en guerre, se rend au marché international des arnavaux au « carré des producteurs », exclusivement réservé aux producteurs de la région. Là nous faisons « nos courses », qui ne correspondent pas vraiment à celle de la ménagère lambda. Notre caddie fait 10 m3, nous y transportons bien plus qu’une tonne de fruits et légumes que nous montons et descendons du camion plusieurs fois dans la matinée. Pour exemple nous pouvons commencer dès l’ouverture du MIN par charger une demi tonne de pommes de terre de Pertuis, un vrai plaisir…

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Ensuite c’est une course contre la montre pour les ranger, mettre en place le magasin, nettoyer le magasin, ouvrir à l’heure et vous proposer des produits ultra frais qui gardent du coup toutes leurs valeurs nutritives!

Épuisant…

Pour ce qui est des produits secs, au moins une fois par semaine, des centaines de kilos nous arrivent, qu’il faut porter (encore…) ranger, étiqueter… Souvent une seule personne est présente en caisse dans l’épicerie, mais généralement il y en a une autre qui œuvre à des tâches plus obscures dans l’arrière boutique. Finalement la personne (je l’espère plaisante) que vous avez devant vous n’est vraiment que la face visible de l’iceberg « ‘épicerie paysanne ».

La guerilla de la papille gustative!

Vous le savez, le sens, la raison d’être de l’épicerie est de vous fournir des produits de super qualité issu de filières ultra courtes, locales. Et modestement de filer un coup de pouce à des petits producteurs. Il y a quelques mois je vous présentais Fabio, un producteur Italien installé à Roquefort la Bédoule, dont nous vous proposons les fantastiques mozzas, burrata ou encore riccotta. De toute évidence nous ne sommes pas les seuls à avoir trouvé que son boulot est exceptionnel!

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Moi cet homme me met en transe grâce à ses scamorzza, les fromages qu’il tient dans sa main droite, (mozza fumées), et bientôt il devrait nous proposer, et par répercussion nous vous proposerons du Cacioricotta salé, du Mascarpone, du Gorgonzola  « Blu Bédoulain », du Caciocavallo  « Rosso piccante »… Rien que d’y penser j’en ai la larme à l’œil!

Ballade champêtre

On peut se lever à deux heures du matin, bouger des tonnes de cagettes, vendre des légumes et pour autant apprécier Stanley Kubrick, Mozart ou Banksy…

L’épicerie expose à partir d’aujourd’hui. Une expo locale et champêtre d’acryliques sur toiles  de Cyril Moulinié, qui pourrait difficilement plus cadrer avec ce que l’on fait!

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C’est un petit voyage dans les potagers et les forets de votre enfance que Cyril vous propose. Souvenez vous des illustrations sur les pages jaunies du petit Larousse de mamie Rose ou la vieille encyclopédie de tata Denise, à regarder les tableaux de Cyril, on en aurait presque l’odeur du vieux papier ou celle de l’humus du sous bois qui nous remonte au nez!

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