Les abeilles de l’épicerie paysanne

Nous avons fait le choix il y a quelques temps de nous lancer formellement dans l’apiculture. Cette décision nous aura projeté dans une aventure tellement riche humainement que ça en est surprenant. Plusieurs raisons à cela. Maxime, le géant viking que vous connaissez certainement de l’épicerie, est apiculteur. Des contacts avec les mairies du 13,14,15 et 16 me arrondissement pour un terrain n’auront pas été dénuées de fond quant à l’apprentissage des rouages de la politique marseillaise… Un couple de très bons clients, Linette et Jean Marie sont menuisiers ébénistes. Un autre bon client, Manu se lance dans le maraîchage du côté d’Aix et n’était pas contre quel pollinisateurs sur les parcelles delui et ses collègues. On a glissé le tout dans un bocal, secoué délicatement, et l’on espère que d’ici quelques mois sortiront de ce bocal des pots de miel que vous aurez l’opportunité de trouver dans nos rayons!

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Cédric Maxime Guillaume

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On installe les nouvelles ruches

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On offre à un vieil essaim présent sur les lieux une nouvelle demeure

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Et dans cette vieille ruches de guerrières survivantes, reste-t-il une Reine?

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Un essaim récupéré chez des particuliers la veille par Maxime et Cédric sur Marseille du côté de notre dame de la garde

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Les marseillaises n’ont finalement rien contre emménager dans un trois étoiles sur les contreforts de Aix…

 

Petits pois

Petits pois épicerie paysanneLes petits pois

C’est facile, d’écosser les petits pois. Une pression du pouce sur la fente de la gousse et elle s’ouvre, docile, offerte. Quelques-unes, moins mûres, sont plus réticentes – une incision de l’ongle de l’index permet alors de déchirer le vert, et de sentir la mouillure et la chair dense, juste sous la peau faussement parcheminée. Après, on fait glisser les boules d’un seul doigt. La dernière est si minuscule… L’écossage des petits pois n’est pas conçu pour expliquer, mais pour suivre le cours, à léger contretemps. Il y en aurait pour cinq minutes mais c’est bien de prolonger, d’alentir le matin, gousse à gousse, manches retroussées. On passe les mains dans les boules écossées qui remplissent le saladier. C’est doux ; toutes ces rondeurs contiguës font comme une eau vert tendre, et l’on s’étonne de ne pas avoir les mains mouillées. Un long silence de bien-être clair, et puis il y aura juste le pain à aller chercher.
Philippe Delerm (La première gorgée de bière)